Afin de poursuivre leurs études d’ingénieurs, certains vont jusqu’à parcourir plusieurs centaines de kilomètres. C’est le cas de Vincent et Thomas. Tous deux originaires de la région parisienne, ils ont choisi Mines Nancy pour effectuer leur formation d’ingénierie de la conception par apprentissage. Passer de la région parisienne à Saint-Dié-des-Vosges (22 000 habitants) créé forcément un décalage.

Titulaire d’un BTS Conception des produits industriels, Vincent a fait le choix de renforcer son CV en faisant une prépa AST (Adaptation de Technicien Supérieur) avant de s’orienter vers Mines Nancy. C’est en formation Ingénierie de la conception qu’il décide d’intégrer l’école, avec une alternance au Technocentre de Renault (région parisienne). Un choix cohérent d’après lui par rapport à son parcours et à la renommée de l’école, tout comme le choix de l’apprentissage pour obtenir un niveau Bac+5 : « étudier par apprentissage est financièrement plus viable pour moi et cela me permet aussi de faire un premier pas vers la vie active »

Partager sa vie entre deux villes lui permet également de garder contact avec ses amis et de rester chez ses parents tout en profitant de son indépendance à Saint-Dié. La transition a été évidente, encouragé par son entourage et curieux de découvrir l’Est de la France. Sa classe a joué un rôle prépondérant dans son intégration à  Saint-Dié-des-Vosges. Sur une promo de 40 élèves, ils sont 20 apprentis et 20 étudiants et bien que séparés par les programmes une réelle proximité se tisse entre tous les élèves.

Les élèves jouent un rôle primordial dans leur propre intégration

Titulaire d’un BTS Mécanique et Automatisme Industriel (MAI), Thomas s’oriente également vers une pépa ATS à Corbeille Essonne avant d’intégrer Mines Nancy. Passionné depuis toujours par l’aéronautique, il a entrepris d’effectuer son stage chez Safran Aircraft Engines (anciennement SNECMA) près de Melun, une entreprise française spécialisée dans l’étude et la fabrication de moteurs pour l’industrie aéronautique et spatiale. Une chance pour lui de rester sur Paris et de bénéficier de l’expérience d’un grand groupe de l’aéronautique.

L’intégration à Saint-Dié a été très facile pour lui : «A mon sens l’école est une grande famille, on essaye toujours de se retrouver tous ensemble».  C’est donc la proximité qui a marqué Thomas à son arrivé : «les nouveaux sont accueillis avant même leurs oraux et tout est fait pour faciliter leur intégration».

Contrairement aux idées reçues qui peuvent persister sur l’éloignement, les élèves semblent à même de tirer le meilleur de leur nouvelle opportunité… à condition d’y mettre de la bonne volonté.

Renouveler l’expérience… à l’international ?

S’enrichir aussi bien personnellement que professionnellement : là est tout l’intérêt des voyages qu’entreprennent les apprentis les plus aventureux. On ne cesse de le répéter, mais les jeunes ingénieurs ont une forte probabilité, tout au long de leur carrière, de travailler dans un contexte international, que ce soit dans le cadre de projets transnationaux,  d’exportation de produits ou de savoir-faire.

Il va sans dire qu’ajouter un volet international à son alternance nécessite de faire preuve d’une réelle motivation, d’une forte capacité d’adaptation et d’un goût prononcé pour les langues. Thomas nous confie que si une opportunité de quitter la France s’offrait à lui, il n’hésiterait pas à la saisir au moment venu : « J’aimerais plus particulièrement aller dans un pays anglophone, avec une préférence pour les Etats-Unis ».