Quelques jours après avoir effectué leur rentrée, les 14 nouveaux élèves de la formation par apprentissage ISUPFERE ont eu l’opportunité de partir en voyage d’études dans le Sud de la France. Focus sur cette expérience enrichissante qui contribue fortement à l’intégration des apprentis.

Organisé au début de chaque nouvelle année scolaire par Pascal Stabat, responsable de la formation par apprentissage ISUPFERE à Mines Paristech, ce voyage de trois jours constitue un premier pas vers le monde de l’entreprise pour cette nouvelle promotion d’apprentis. À travers un ensemble de visites techniques orientées efficacité énergétique, ils découvrent les coulisses d’industries dans lesquelles ils seront probablement amenés à travailler dans un futur proche. Pascal nous confie que « ces visites sont de plus en plus difficiles à organiser compte tenu du renforcement du dispositif Vigipirate », mais il n’est pas question pour lui d’y mettre un terme. Compréhensible lorsque l’on découvre les bénéfices que peuvent apporter un tel voyage.

Créer une relation de proximité étudiant – école – entreprise

L’intérêt principal de ce voyage est de mettre dans le bain ces futurs ingénieurs en leur faisant découvrir la richesse de leur environnement professionnel. Ainsi, quatre visites techniques ont été programmées sur deux jours :

  • Le centre régional de pilotage de l’efficacité énergétique DALKIA Energy Savings Center, situé à Marseille ;
  • la raffinerie Esso, située sur la commune de Berre-l’Étang ;
  • la centrale thermique de Martigues, située au bord de la Méditerranée ;
  • et enfin la centrale de géothermie marine Thassalia, située en plein cœur de Marseille, soit la 1e centrale de géothermie en France à fonctionner à partir d’eau salée.

 

Centrale thermique de Martigue

EDF – Photo de la centrale thermique de Martigues

Les visites de site impliquent également une belle relation de confiance entre l’école et les entreprises qui accueillent des visiteurs sur leurs sites de production. De plus, ces quelques jours sont aussi un moment privilégié durant lequel les étudiants et le responsable de formation peuvent apprendre à se connaître mutuellement. Une étape primordiale quand on sait que la formation par apprentissage ne réunit que 14 élèves. Ainsi, ces trois jours ont permis de souder le groupe plus rapidement tout en favorisant l’intégration des étudiants. Paul, étudiant ISUPFERE fraîchement recruté, partage ce constat : « Ces deux jours de voyage d’intégration, loin de notre quotidien parisien, nous ont permis à la fois de découvrir diverses facettes de notre domaine d’activité, mais aussi de prendre le temps de connaître nos camarades et nos formateurs. »

Un intérêt pédagogique et professionnel

Pour le responsable de formation, ce voyage est une opportunité de mettre en abyme les cours sur l’ensemble du cycle. « Ces visites ont aussi pour intérêt de donner du sens à certains cours et certaines matières que nous enseignons durant la formation ». Cette pédagogie qui consiste à contextualiser les cours en leur ajoutant une dimension pratique ne peut que convenir à des étudiants en apprentissage.

Cette approche est doublée d’une perspective professionnelle puisque ces visites permettent d’ouvrir les étudiants à d’autres horizons, notamment en leur présentant un large prisme de débouchés. Les apprentis ont par ailleurs eu la possibilité de rencontrer des professionnels, de les questionner sur leur travail d’ingénieur et leur parcours en entreprise… À l’issue de ce voyage, ils devront effectuer une restitution orale et écrite de ce qu’ils ont appris, « une bonne façon d’évaluer leurs compétences  en communication » d’après le responsable de formation. Les autres écoles de l’IMT organisent ce type de semaine tout au long de l’année. Lorsqu’elles sont placées en début de programme,  elles se révèlent un beau tremplin pour la cohésion du groupe. Et ce n’est pas un hasard si les nouveaux apprentis, dont Paul fait partie, en redemandent : « Ce voyage d’intégration porte bien son nom et est à mon sens essentiel à la formation. A faire plutôt deux fois qu’une, dans la mesure du possible !».