Stage à l’international – Épisode 1 : Partir proche, grandir loin : l’Europe comme première immersion internationale
Italie, Suisse, Espagne… quand partir près ouvre déjà très loin
Partir à l’international ne signifie pas toujours traverser la planète. Pour de nombreux apprentis de l’IMT, l’Europe constitue un premier terrain d’expérimentation professionnelle et personnelle, riche d’enseignements, de responsabilités et de découvertes culturelles.
À travers les témoignages de Kelyan, Fanny et Maxime, trois apprentis de l’IMT Mines Alès partis respectivement en Italie, en Suisse et en Espagne en 1re année, se dessine une réalité commune : même proches géographiquement, ces expériences européennes sont de véritables accélérateurs de maturité.
Découvrir d’autres façons de travailler… sans quitter l’Europe
À Milan, Kelyan, apprenti en filière Numérique, a rejoint Electrip Global, une entreprise spécialisée dans les infrastructures de recharge pour véhicules électriques. Démarché directement par l’entreprise, il s’est rapidement retrouvé plongé dans un environnement professionnel différent de ce qu’il connaissait en France.


« J’ai découvert une autre organisation, une autre hiérarchie et une autre façon de travailler, tout en élargissant mon spectre de compétences. »
Kelyan, apprenti en filière Numérique à IMT Mines Alès
Ses missions, centrées sur la gestion de projet, l’ont amené à optimiser des processus de management liés aux logiciels embarqués, à la facturation et à la relation client. Au-delà des aspects techniques, c’est surtout l’ambiance de travail qui l’a marqué : une équipe à taille humaine, un équilibre vie professionnelle/vie personnelle plus respecté, et une confiance accordée très tôt aux stagiaires.

En Suisse, à Fribourg, Fanny, apprentie dans la filière Bâtiment, a quant à elle découvert un univers professionnel exigeant au sein de l’entreprise TEKHNE, spécialisée dans le pilotage et le suivi de chantiers. Les différences culturelles se sont révélées dès les premiers jours : horaires de travail plus longs, méthodes de chantier distinctes, management différent.


« La moindre différence avec ma façon de vivre m’a marquée. Même des outils que l’on utilise en France n’ont pas la même place sur les chantiers suisses. »
Fanny, apprentie en Bâtiment à IMT Mines Alès
Cette immersion lui a permis de développer rigueur, communication et capacité à s’imposer, notamment dans un contexte où elle a dû passer du statut de salariée à celui de stagiaire.
Gagner en responsabilités et en confiance
Pour Maxime, apprenti en Mécatronique, le séjour en Espagne a été synonyme de montée en compétences techniques et de prise de confiance. Accueilli chez IDOM, cabinet international de consulting et d’ingénierie, il a travaillé sur des simulations thermodynamiques complexes liées au projet ITER.
« C’était un gros projet, avec de vraies responsabilités. J’ai gagné en confiance, notamment en travaillant en anglais au quotidien. »
Maxime, apprenti en Mécatronique à IMT Mines Alès
Au-delà des missions, ce sont aussi les rythmes de travail et la culture locale qui l’ont surpris, avec des journées plus concentrées et une forte identité régionale, notamment au Pays basque. Une expérience suffisamment concluante pour envisager une reconduction du stage.
Des défis bien réels, mais profondément formateurs
Si l’Europe peut sembler rassurante, ces expériences n’ont pas été exemptes de défis.
Pour Kelyan, la barrière de la langue en Italie a parfois compliqué la communication, l’anglais n’étant pas toujours maîtrisé localement.
Pour Fanny, le défi a surtout été humain et managérial : trouver sa place, s’affirmer, gagner la confiance des équipes.
Autant d’obstacles qui ont contribué à renforcer leur autonomie, leur adaptabilité et leur posture professionnelle.

Une première ouverture… qui donne envie d’aller plus loin
Tous dressent un bilan très positif de leur séjour. Ces stages européens ont confirmé des choix professionnels, renforcé des projets de carrière et, pour certains, éveillé l’envie de repartir à l’international à l’avenir.
« Au début, on a beaucoup d’appréhensions parce que c’est l’inconnu. Mais une fois sur place, c’est que du bonheur », résume Kelyan.
Ces aventures européennes montrent une chose essentielle : partir à l’international ne se résume pas à la distance parcourue, mais à la capacité à s’immerger, à s’adapter et à apprendre autrement.
Pour certains apprentis, cette première ouverture se fait à travers des environnements proches culturellement, mais déjà très exigeants sur le plan professionnel.
Pour d’autres, l’international prend une autre dimension : changement d’échelle, de repères, de culture, parfois de continent. Quand l’Europe ouvre la voie, le reste du monde devient alors un nouveau terrain d’apprentissage.
Prochaine étape : Épisode 2 – Changer d’échelle : quand l’international se vit autrement
Singapour, Vietnam… Nous découvrirons le deuxième épisode de cette série, à travers des expériences d’immersion internationale menées dans des contextes culturels et professionnels très contrastés.
Kelyan, Fanny et Maxime en SIO en Europe


















