Stage à l’international – Épisode 2 : Changer d’échelle, changer de regard, vivre l’international autrement
Singapour, Vietnam… quand le changement d’échelle devient un véritable déclencheur
Après des expériences européennes riches en apprentissages et en découvertes professionnelles, certains apprentis de l’IMT Mines Alès ont choisi de vivre leur séjour international de 1re année dans des environnements encore plus dépaysants.
Changer de continent, de culture, de rythme de travail ou de standards industriels, c’est accepter de perdre ses repères pour mieux se construire.
À Singapour et au Vietnam, Jacques, Maria et Yasmine ont vécu une immersion culturelle forte, exigeante, mais profondément transformatrice. Trois parcours différents, une même réalité : leur SIO marque un avant et un après.
Se jeter à l’eau… et apprendre à nager vite

Pour Jacques, apprenti en formation Bâtiment, le choix est assumé : Singapour. Une cité-État ultra-moderne, à la pointe de l’ingénierie et des méthodes de construction. Sans réseau préalable, il démarche des entreprises via Google Maps et décroche un stage chez LSW Consulting Engineers, bureau d’études spécialisé en structures béton et métal.
Très vite, le ton est donné : projets d’envergure, exigences élevées, immersion immédiate.
« J’ai travaillé sur un bâtiment de 45 niveaux, en modélisation 3D, calcul de structures et analyse du comportement au vent. »
Jacques, apprenti en formation Bâtiment à IMT Mines Alès
Au-delà des compétences techniques, notamment sur Tekla Structures, Jacques découvre un environnement anglophone, des méthodes de construction innovantes et une culture professionnelle radicalement différente. Ici, pas de formalisme superflu : efficacité, autonomie et confiance priment.
Il finira par conclure que :
« Partir en SIO, c’est se jeter à l’eau. »
Sortir de sa zone de confort… pour gagner en confiance

Au Vietnam, à Da Nang, Maria, également en Bâtiment, vit une expérience tout aussi dépaysante. Accueillie dans un bureau d’études structure, elle découvre une nouvelle organisation du travail, des méthodes différentes et parfois… la barrière de la langue, même en anglais.
Plans sur Revit, dimensionnement de structures bois et métal, notes de calcul, BIM : techniquement, le stage est dense. Humainement, il est « fondateur ».
« Je me suis retrouvée seule pour la première fois dans un pays étranger. Ça m’a appris l’adaptabilité, la communication et la confiance en moi. »
Maria, apprentie en formation Bâtiment à IMT Mines Alès
Les différences culturelles sont marquantes ; habitudes de travail, place des femmes dans l’ingénierie, rapport au collectif, mais deviennent une richesse au fil des semaines. Chaque week-end est l’occasion de découvrir le pays, sa culture, ses contrastes.
Maria nous confie :
« J’ai découvert le Vietnam… et un peu de moi au passage. »
Travailler à l’international… au cœur de l’innovation mondiale
Pour Yasmine, apprentie en Mécatronique, le SIO prend une autre dimension encore. Direction Singapour, au sein de la Station Innovation d’Alstom, hub stratégique dédié à la mobilité durable et aux projets APAC.
Son quotidien ? De l’ingénierie de pointe.
Analyse vibratoire, traitement du signal en Python, mécatronique, impression 3D, modélisation CAO… Yasmine travaille sur l’optimisation des performances d’un robot d’inspection ferroviaire, avec des résultats très concrets.
« Nous avons réussi à réduire les vibrations du robot jusqu’à un facteur 5. »

Dans un environnement ultra-international, elle collabore avec des équipes venues du monde entier, apprend à travailler en anglais technique et découvre les standards industriels les plus exigeants.
« Cette expérience a confirmé mon envie de construire une carrière internationale, mêlant innovation et ingénierie. »
Yasmine, apprentie en Mécatronique à IMT Mines Alès

Choc culturel, exigence professionnelle… et transformation personnelle
Tous soulignent les mêmes défis :
- La langue ;
- L’adaptation culturelle ;
- L’exigence technique ;
- L’intégration dans des équipes déjà en place.
Dans ces environnements internationaux très contrastés, le SIO se vit autrement. Le changement de repères pousse les apprentis à renforcer leur autonomie, à affiner leur posture professionnelle et à se projeter dans des contextes d’ingénierie variés.
Ces expériences viennent en complément des mobilités européennes, en élargissant encore le champ des possibles. À Singapour comme au Vietnam, les apprentis découvrent aussi la richesse des rencontres humaines, les échanges multiculturels, le networking, parfois même les dispositifs comme le V.I.E (Volontariat International en Entreprise), qui ouvrent de nouvelles perspectives professionnelles.
Une autre façon de vivre l’international
Ces expériences internationales menées dans des environnements très différents montrent ce que signifie vraiment partir : changer de repères pour mieux se construire.
Travailler dans des équipes multiculturelles, s’adapter à d’autres méthodes, évoluer dans des contextes exigeants… autant de leviers qui renforcent l’autonomie, la confiance et la maturité professionnelle.
Ces parcours ne sont pas “plus” ou “moins” que d’autres : ils sont autres.
Et mis en regard des expériences vécues en Europe, ils rappellent une évidence : l’international se vit de multiples façons, toutes formatrices.
L’international n’a pas une forme, il a mille parcours
Qu’ils aient effectué leur séjour international en Europe ou dans des environnements plus lointains, tous les apprentis partagent un point commun : celui d’avoir grandi, professionnellement et humainement.
Chaque expérience internationale est unique. Certaines permettent une première ouverture progressive à d’autres méthodes de travail, d’autres se confrontent à un changement d’échelle plus radical. Mais toutes participent à la construction d’ingénieurs capables de s’adapter, de communiquer et d’évoluer dans des contextes internationaux exigeants.
À travers le séjour international obligatoire, les écoles de l’IMT et leurs écoles partenaires affirment une conviction forte : l’international n’est pas un modèle unique, mais une diversité de parcours, accessibles à chacun, selon ses envies, son projet et sa sensibilité.
Une chose est sûre : partir, quel que soit le terrain, c’est toujours apprendre autrement.
Jacques, Maria et Yasmine en SIO à l'international



















