Réussir son entretien d’admissibilité : Les conseils qui feront la différence
Une fois passée la phase de pré-admissibilité sur dossier, les écoles de l’Institut Mines-Télécom et de son réseau organisent les épreuves destinées à finaliser le recrutement pour la rentrée 2026. Des épreuves dont les modalités diffèrent selon les écoles (écrites et/ou orales, présentiel ou distanciel…) mais qui comportent toujours le même exercice : l’entretien d’admissibilité. L’occasion de “marquer des points”, Vincent Merval, directeur de l’ENSEA à Cergy, et Coline Chapellon, apprentie ingénieure à l’ENSEA, vous expliquent comment.
Bien dans son corps, bien dans sa tête
« J’ai pour habitude de dire que l’entretien d’admissibilité est un exercice comme un autre, commence Vincent Merval, directeur de l’École nationale supérieure de l’électronique et de ses applications (ENSEA). Un exercice qui s’anticipe et se prépare comme on le ferait en s’entraînant pour une performance sportive ou artistique. » Ainsi, être à l’aise dans son corps et sa tenue, prévoir, s’il s’agit d’une visio, un cadre agréable, tester le matériel à plusieurs reprises et tout faire en amont pour se débarrasser du stress sont des points très importants. Quand on est bien dans son corps, on est bien dans sa tête et si en plus on est bien dans son environnement, alors on est bien tout court.
« Je conseille aussi aux candidates et aux candidats de répéter leur présentation, la répéter à haute voix, entendre comment les phrases sonnent pour proposer le jour J un discours clair. Expliquer son parcours et ses ambitions. Dire d’où on vient et où on va et avoir bien en tête que le jury n’est pas là pour piéger ni mettre en difficulté mais s’assurer de la réussite des candidats. » Une réussite qui passe aussi par une bonne connaissance des règles du jeu de l’école où le candidat postule. « Faire des recherches sur l’école est un plus, savoir ce qu’on attend de lui sur le moment et dans le futur aussi. »

« Le jury n’est pas là pour piéger ni mettre en difficulté mais s’assurer de la réussite des candidates et candidats »
Vincent Merval, directeur de l’École nationale supérieure de l’électronique et de ses applications (ENSEA) à Cergy
La sincérité et la spontanéité plus efficaces que ChatGPT
« Personne dans le jury ne s’attend à une personne parfaite mais ce qu’il veut entendre, c’est où en est le candidat, qu’est-ce qu’il a fait pour arriver là, qu’est-ce qu’il vise, pourquoi telles études et quel est son projet professionnel. Voilà, dans les grandes lignes, les points qui peuvent structurer une présentation. » Il n’y a donc pas de présentation type mais une bonne présentation sera celle où le jury entendra la sincérité du candidat – qu’il s’agisse de ses réussites comme de ses difficultés – et aura surtout envie d’en savoir plus…
« En fait, c’est un échange tout simple au cours duquel le jury veut découvrir le candidat sur le plan des études bien sûr mais aussi sur le plan humain, ajoute Coline, apprentie ingénieure en 1re année d’ingénieur généraliste à l’ENSEA. Moi, j’ai un parcours un peu alambiqué. J’ai d’abord commencé l’école en initial pendant un an et demi et je suis revenue en alternance l’année dernière après cinq ans où j’ai appris et fait d’autres choses dont trois ans et demi en CDI. Cela ne m’a pas pénalisé, au contraire. D’abord, je connaissais l’école et je pouvais en parler et surtout il y a une cohérence dans mon choix de reprendre en alternance. Un parcours atypique, c’est un parcours enrichi de connaissances transverses et c’est bénéfique pour un ingénieur. Répondre simplement à la question “Qui êtes-vous ?”, c’est ça l’enjeu de l’entretien d’admissibilité qu’il faut vraiment aborder sans stress. »
La spontanéité sera toujours plus appréciée qu’une “présentation ChatGPT”, un outil qui n’est pas toujours de bon conseil. « Et pas de lecture d’un texte, surtout en visio, ça se voit ! », complète Vincent Merval.
La motivation, la clé de voûte de l’entretien d’admissibilité
« Démontrer notre intérêt pour la formation, notre implication dans le dispositif de l’alternance qui est un vrai choix et un engagement, c’est ça qui est important. La motivation, ça ne s’évalue pas sur papier mais ça se démontre en entretien en abordant aussi ce qu’on attend de la formation et ce qu’on aimerait faire après », explique encore Coline.
« Ce que recherche le jury où siègent notamment des représentants académiques et des représentants du monde professionnel, ce sont des personnes avec lesquelles il sera agréable de conduire une formation et qui seront de futurs collaborateurs de qualité. Dans cette recherche, tous les aspects du candidat l’intéressent : points forts académiques, extra-académiques, expérience professionnelle, savoir-être… Avec l’ambition et la motivation qu’il doit aussi clairement percevoir, le jury dispose de tous les éléments pour rendre sa décision », termine Vincent Merval. Être sincère, motivé et proposer le jour de l’entretien d’admissibilité la meilleure version de soi-même… : un tiercé gagnant pour la réussite !

« La motivation, ça ne s’évalue pas sur papier mais ça se démontre en entretien »
Coline C., apprentie ingénieure en 1re année à l’ENSEA