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Dans le cadre de la Conférence annuelle des métiers et des compétences, rattachée à la Planification écologique, une étude de France Stratégie 2023 (*) a estimé entre 170 000 et 250 000 le nombre d’emplois générés à horizon 2030 par un secteur porté par la transition énergétique (décarbonation, nucléaire, énergies renouvelables…) et le développement de solutions performantes et durables. Des besoins en recrutement et en compétences auxquels l’apprentissage répond parfaitement. Zoom sur un dispositif gagnant-gagnant – et pour longtemps – avec Martine Assar, responsable de l’Observatoire des métiers de l’Institut Mines-Télécom, et Elise El Ahmar, directrice des études du cycle ingénieur spécialité Énergétique (cycle IS) à Mines Paris-PSL.

Des besoins très importants dans le secteur énergétique, électricité et réseaux

« Dans le cadre de l’impératif de transition énergétique et des solutions associées de décarbonation, du nucléaire et des énergies renouvelables, nous manquons d’ingénieurs par rapport à des besoins très importants. Aussi, les formations par apprentissage comme celle que nous proposons depuis 2009 d’ingénieur spécialité Énergétique viennent à la fois répondre à l’attente des professionnels et à l’intérêt de jeunes très sensibilisés à la situation environnementale actuelle et à la transition vers le futur », commence Elise El Ahmar, directrice des études du cycle IS à Mines Paris-PSL. Des besoins importants qui devraient se traduire par le recrutement de 43 000 professionnels à 2030 pour accompagner la modernisation des réseaux et l’intégration des énergies renouvelables dans une démarche qui favorise le mix énergétique nucléaire + déploiement d’énergies renouvelables et bas carbone comme le photovoltaïque, l’éolien sur terre et offshore, les turbines hydroélectriques, l’hydrogène vert… « Beaucoup de chercheurs travaillent sur les sources d’énergies propres et renouvelables. Des énergies nouvelles qui vont permettre de mettre un terme aux énergies fossiles et la pollution engendrée, ajoute Martine Assar, responsable de l’Observatoire des métiers de l’Institut Mines-Télécom. C’est donc, d’après plusieurs études sectorielles, un secteur où l’emploi pourrait croître de plus de 50% d’ici la fin de la décennie. Un chiffre qui fait la preuve de l’attractivité du secteur et que les jeunes doivent garder en tête au moment de leur orientation. »

2700 contrats d’apprentissage signés dans le secteur de la construction en 2024

Si le secteur de la construction plébiscite – et de longue date – le dispositif de l’apprentissage, c’est en premier lieu parce qu’il lui permet de disposer d’un salarié opérationnel et employable immédiatement mais aussi parce que c’est, tant pour l’apprenti ingénieur que pour le recruteur, un dispositif gagnant-gagnant. « Les apprentis ingénieurs sont aussi des passeurs de savoirs académiques, de connaissances toutes fraîches de l’école qu’ils vont confronter au réel et à l’opérationnel, confirme Martine Assar. Cette collaboration école-entreprise est un réel atout et souvent un accélérateur d’innovation. » La majorité des contrats d’apprentissage sont en lien avec l’énergie et l’environnement avec, au cœur des besoins, des compétences techniques attendues en rénovation énergétique, isolation, chauffage performant, ventilation, génie climatique… « Il y a autant de métiers que de segments avec plus de gestion énergétique et d’exploitation des réseaux ces dernières années qui doivent intégrer toutes les contraintes environnementales, complète Martine Assar. D’où des compétences associées de connaissance et de compréhension des normes énergétiques, réglementaires et juridiques existantes et à venir à l’échelle européenne, de maîtrise des systèmes énergétiques et de la performance environnementale pour son amélioration, d’ingénierie numérique et là encore, puisqu’il s’agit désormais d’une compétence transverse pour tout ingénieur, l’analyse du cycle de vie (ACV) d’un process, de sa conception à sa finitude. « Nous fournissons à nos ingénieurs la boîte à outils qui va leur permettre de s’engager et d’apporter leur pierre à l’édifice de la transition énergétique. Cela va de l’appel d’offres à la gestion des équipes et des budgets en passant par la conception des installations énergétiques, le pilotage des projets, le contrôle et l’optimisation des équipements. D’où l’importance de l’acquisition des méthodes de l’ingénieur pour la gestion de projet, le management ou encore le calcul économique », ajoute Elise El Ahmar.

portrait Elise El Ahmar

« Nous fournissons à nos ingénieurs la boîte à outils qui va leur permettre de s’engager et d’apporter leur pierre à l’édifice de la transition énergétique »

Elise El Ahmar, directrice des études du cycle ingénieur spécialité Énergétique (cycle IS) à Mines Paris-PSL

L’ingénierie numérique aux commandes de la construction et du suivi des bâtiments

Loin des clichés traditionnellement attachés au secteur du BTP et désormais obsolètes, le secteur est hyper numérisé. « En 2015, on parlait déjà de Building Information Model (BIM) – modélisation des informations du bâtiments en français -, soit la conception d’une maquette numérique du bâtiment la plus performante possible avant de construire. L’analyse et l’exploitation des données (qualité du sol, ressources, analyse des risques…) grâce à des outils numériques dédiés va permettre d’optimiser la construction puis de superviser la vie du bâtiment (repérage de fuite d’énergie par exemple) et la cybersécurité concerne aussi les systèmes énergétiques, détaille Martine Assar. Les ingénieurs du secteur ont donc en charge la gestion de projets complexes, la coordination de multiples acteurs (collectivités territoriales, bureau d’études, industriels, financiers…) pour la planification et la conduite du changement imposé par les normes environnementales. Ce sont des ingénieurs très complets, bardés de compétences donc très recherchés par les recruteurs. » Qui conclut à l’attention des futurs apprentis ingénieurs de la filière : « Les besoins de compétences et l’emploi dans ce secteur vont connaître un bond de croissance fort et l’apprentissage constitue une porte d’entrée idéale et largement ouverte. C’est dans l’ordre des choses et l’histoire nous donnera raison. Donc, un seul conseil : soyez stratégiques dans vos orientations… »

Bâtiment, génie civil et énergies : aujourd’hui et demain, des perspectives solides pour des métiers d’engagement passionnants qui vont, répétons-le, dans le sens du verdissement de l’histoire…

Martine ASSAR

« Les besoins de compétences et l’emploi dans ce secteur vont connaître un bond de croissance fort et l’apprentissage constitue une porte d’entrée idéale »

Martine Assar, responsable de l’Observatoire des métiers de l’Institut Mines-Télécom

(*) https://www.strategie-plan.gouv.fr/actualites/conference-annuelle-metiers-competences-resultats-de-mission-confiee-france-strategie

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